Ecoutez bourdonner les drôles de petits insectes

ecoutezbourdonnerTout en rimes et en Bzin Bzin, les drôles de petits insectes font leur petit tour sur scène et poussent la chansonnette… Mireille l’abeille bien sûr, Patouche la mouche, Pascale la cigale et bien d’autres encore.

C’est mignon tout plein et les sons sont vraiment bien réussis (comme d’habitude avec les sonores de Gallimard). Les oreilles des tout petits seront ravies d’écouter toutes ces bestioles. Approuvé dès 7 mois 🙂 et même avant.

Ecoutez bourdonner les drôles de petits insectes, Antoon Krings, Gallimard, 2013, 10€50

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Off

offOff est un album tout à fait inattendu… sans texte, il laisse les illustrations raconter l’histoire.

Une jeune fille à la cape rouge se promène sur un cerf, dans un paysage complètement dévasté. L’ambiance est un peu inquiétante mais la fille sur le cerf rassure, elle a l’air de savoir où elle va, ce qu’elle a à faire. Et puis la voilà qui s’arrête devant une énorme cheminée qui évoque celle d’une centrale nucléaire.

Avec courage et détermination, elle entre…

Cet album se lit vite mais donne envie d’être parcouru encore et encore. A partir de 6 ans.

Off, Xavier Salomo, éditions du Seuil, 2014, 15€

Ours molaire

ours-molaireIci les lettres sont en  balade, elles ont un peu perdu la tête. Elles ne se retrouvent cependant pas tout à fait n’importe où et c’est l’occasion de jouer avec les mots.

Ainsi, le paquet Radeau flotte sur l’eau, la Bavette spatiale explore l’univers, la Pondeuse à gazon laisse des touffes d’herbe derrière elle…

Cet imagier pas comme les autres est vraiment très drôle, à utiliser sans retenue pour les petits qui ne peuvent pas encore s’attaquer au Prince de Motordu.

Ours molaire, Pianina, Gallimard, 2014, 13 €

CIEL tome 1 : L’hiver des machines

ciel1Ce livre m’a été vendu comme un héritier d’Asimov (les Robots) et d’Orwell (1984), et honnêtement, dans ma petite tête, je m’étais dit « mais bien sûr… » Heureusement que j’ai mis le nez dedans parce que oui, enfin, voici une actualisation réussie de ces chefs- d’œuvre.

Le scénario tient en peu de mots : en 2030, l’intelligence artificielle mise en place par les humains, et qui gère tout ou presque de la société (l’énergie et les communications), se rend compte en toute impartialité que si elle veut « sauvegarder la planète » il faut faire quelque chose de ces humains qui gaspillent et vivent au-dessus de leurs moyens. On suit une famille, des personnages presque ordinaires (qui n’hésitent pas à dire « on dirait un mauvais scénario de SF, ce qui nous arrive! »), qui se débattent avec les nouvelles règles du jeu.

Je n’ai pas souvent l’occasion (le temps en fait) de lire plusieurs tomes d’une série, mais celle là le mérite amplement. Vivement le mois de mars, que se termine l’hiver des machines et commence une nouvelle saison !

A partir de 13 ans.

CIEL tome 1 : L’hiver des machines, Johan Heliot, Gulf stream, 2014, 16€

Voir le jour

voir-le-jourCe livre nous parle de la Vie.

Avec justesse, précision et poésie, il évoque la naissance, l’amour, la mort. Il sublime les bonjour incite aux je t’aime et apaise les au-revoir.

Il est d’une beauté graphique à couper le souffle, et lorsque vous le manipulez, avec la tendresse qu’il mérite, les couleurs qu’il dévoile vous vont droit au cœur.

C’est pour lui que j’ai créé ce blog, c’est pour lui que j’aime mon métier.

voir-le-jour-couleur

Voir le jour, Emma Giuliani, Editions des Grandes Personnes, 2013, 12€50

Endgame tome 1 : l’Appel

endgameEndgame, le jeu de la fin… il suffit de lire le titre pour se rendre compte que ce livre s’inscrit dans la vague (lucrative) de Hunger Games.

Nous avons ici 12 Joueurs, tous adolescents, qui représentent 12 lignées humaines ancestrales. En fait, l’humanité a été crée et éduquée par des extraterrestres en prévision de ce jeu, Endgame.

Depuis des centaines et des centaines de générations, 12 humains s’entraînent au cas où Endgame commence. Jusqu’à ce qu’un jour 12 météorites débarquent sur la terre pour convoquer les candidats à l’Appel. Il est dit qu’un seul survivra à Endgame, un seul Joueur et sa lignée sera épargnée. Le roman commence sur les chapeaux de roue, pas de temps perdu en introduction.

L’intrigue tient debout, la narration est très cinématographique (on peut s’attendre à le voir débarquer en film si le roman fonctionne, et il fonctionnera), et les personnages charismatiques. Quelques éléments ne sont pas très crédibles, comme la facilité qu’ont ces jeunes à voler, tuer, détruire sans que les autres humains ne réagissent beaucoup. C’est peut être fait exprès puisque l’humanité est condamnée par Endgame, elle est finalement, à part les Joueurs, déjà entre parenthèses. C’est pour cette raison que les héros tuent sans remords, et c’est un peu gênant pour le lecteur. Chaque adolescent a une énigme à résoudre et la cryptologie tient une place importante.

En résumé, Endgame a été conçu pour plaire aux lecteurs de Hunger Games et il remplira sa fonction sans problème ; n’attendez pas de lui quelque chose de révolutionnaire non plus, ni qui vous marquera à vie.

A partir de  13 ans.

Endgame, James Frey, Gallimard, 2014, 19€90

Le conte chaud et doux des chaudoudoux

le conte chaud et doux des chaudoudouxCe n’est pas une nouveauté que je vous présente aujourd’hui, mais plutôt un incontournable. Le conte chaud et doux des chaudoudoux nous parle des rapports humains et de la manière dont nous les construisons, de la bienveillance.

Dans ce pays-là, tout le monde possède un sac à chaudoudoux, une ressource inépuisable à distribuer autour de soi sans compter. Recevoir un chaudoudoux rend heureux, l’offrir aussi. Mais la méchante sorcière, qui vend des filtres de bonheur, trouve que cela n’est pas très bon pour ses affaires et elle décide de faire croire à tout le monde que les chaudoudoux ne sont pas inépuisables. S’installe alors un climat de méfiance propice au commerce des potions de la sorcière.

On en ressort sans solution ou morale de l’histoire pré-mâchée par l’auteur. Reste une question qui n’est pas tranchée et ce sera à chacun de faire le choix : souhaitons-nous être bienveillants avec les personnes qui nous entourent ? Cela ne coûte rien et apporte du bien-être à tout le monde, mais la sorcière rôde pour nous le faire oublier…

A partir de 7 ans (le sujet est quand même complexe) et surtout, sans limite d’âge.

Le conte chaud et doux des chaudoudoux, Claude Steiner (texte) et PEF (illustrations), Intereditions, 2009, 15€