Archives pour la catégorie Mangas

Underwater tome 1 : le village immergé

Underwater-levillageimmerge-KiOon

Onirique,

bucolique,

aquatique,

nostalgique,

Underwater est un manga prévu en deux tomes, qui rappelle vraiment le voyage de Chihiro, mais aussi Pompoko, Totoro. Pendant une période de sécheresse, une adolescente se retrouve, suite à un malaise, dans une rivière au pied d’une cascade. Elle va y faire la rencontre d’un étrange petit garçon et d’un vieil homme.

Une histoire belle et envoûtante ; encore une fois la collection Lattitude de Ki-oon nous propose un très joli livre.

Underwater, le village immergé, Yuki Urushibara, éditions ki-oon, collection Lattitude, 2016, 15 euros

 

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Kamisama

kamisamaMignon et poétique, voici un manga en couleurs, imprimé dans le sens de lecture occidental, et destiné à un public très jeune.

L’univers est onirique, les décors inexistants laissent place à des couleurs aquarellées très douces.

Les histoires se succèdent et sont toutes poétiques et magiques, à mi-chemin entre Alice au pays des merveilles et l’univers de Miyasaki. Vous retrouverez à chaque fois une belle rencontre entre des petites filles et des chats ou des chatons.

Si vous ne connaissez pas encore le sens du mot japonais Kawaï (mignon), ce manga en est une parfaite illustration.

A lire dès 6 ans.

Kamisama, la mélodie du vent, Keisuke Kotobuki, éditions Ki-oon, 2015, 9€65, deux tomes parus à ce jour.

Orange

orange_takano_ichigoOrange est un pur shojo, un manga sentimental, et pourtant je suis complètement accro… quel est donc ce mystère ?

Naho, jeune lycéenne, reçoit le jour de la rentrée des classes une drôle de lettre… qui arrive du futur ! En fait c’est elle-même, dans 10 ans, qui la lui a fait parvenir, et qui lui raconte ce qui va lui arriver dans l’année, avec des consignes pour changer le cours des choses. Elle a des regrets et voudrait s’être comportée autrement, alors elle se donne des conseils.

En effet, cette année-là, Naho a fait la connaissance de Kakeru, et c’est par rapport à ce dernier que la Naho du futur a tellement de regrets… C’est romantique, niais parfois, mais Naho est si attachante, et si mignonne !

orange

Orange, série prévue en 5 tomes (3 parus à ce jour), Ichigo Takano, éditions Akata, 6€95

Area 51

area-51-1-castermanAvez-vous déjà croisé, pour de vrai, le monstre du Loch Ness ? Big Foot ? Un Kappa ? Je suis sûre que non, parce que vous n’avez jamais mis les pieds dans l’Area 51. C’est là que vivent toutes les créatures imaginaires. Et ce n’est pas joli à voir.

Si vous voulez tout le même en savoir plus, Totuko Mc Coy, tueuse à gage de son état, se fera un plaisir de vous guider (moyennant finances !).

Ce manga est vraiment très réussi, Hisa Masato possède un réel talent pour le dessin, et l’écriture est belle aussi. Les personnages sont consistants, le monde intrigant… J’espère que cette série restera d’aussi bonne qualité jusqu’au bout ! Je vous conseille vivement de lire aussi les petites textes bonus à la fin du volume.

AREA 51, Hisa Masaton, Casterman, 2015, 7€95

Poison city

poison-cityTetsuya Tsutsui, l’auteur de Manhole et de Prophecy, nous livre ici un manga de réflexion sur le thème de la censure, et le métier de mangaka. Les éditions Ki-oon ont prévu un lancement en très grande pompe et le publient en format traditionnel mais aussi dans la collection Lattitude (format plus grand et couverture rigide).

En 2019, Tokyo s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques et dans cette optique, une loi a été votée et donne à un comité de censure le pouvoir de classer « nocives » les œuvres qui sont jugées inadaptées à la jeunesse, le but étant de donner une belle image au monde entier de la culture japonaise.

Le héros est un jeune mangaka qui  va devoir faire de plus en plus de concessions pour pouvoir publier son histoire, et qui se pose des questions à propos de la censure. Est-elle justifiée ? Abusive ? Un auteur est-il responsable de l’effet que son œuvre a sur son public ? Les pouvoir publics ont-ils le droit d’interférer dans la publication des œuvres ?

N’attendez pas de grandes scènes d’actions dans ce manga, par contre vous y trouverez des éléments de réflexion très intéressants sur la liberté d’expression. Et puis, c’est à peine une fiction… l’auteur a écrit cette histoire parce qu’il s’est rendu compte, au bout de 4 ans, que son manga Manhole avait été classé « nocif pour la jeunesse » dans le département de Nagasaki…

Poison city, Tetsuya Tsutsui, Ki-oon, 2015, format manga 7€90 et format Lattitude 15€, série prévue en 2 tomes

A silent voice

asilentvoiceUne très belle découverte!

Ce manga, qui commence tout juste en France, connait un gros succès au Japon. Il traite d’un sujet délicat : l’arrivée dans une classe de primaire d’une élève handicapée.  Shoko Nishimiya est sourde et muette, et l’instituteur va demander aux autres élèves de lui faire un bon accueil. Shoya Ishida, un jeune garçon de son âge, est assis juste derrière elle, et va commencer par se moquer un peu d’elle parce qu’elle n’entend pas, déclenchant les rires des autres élèves. Commence alors une escalade dans le harcèlement qu’il lui fera subir, et que lui-même ne maîtrise pas vraiment.

Le sujet est traité d’une manière très fine et délicate, il met en scène une relation complexe entre le harceleur, la jeune fille, et le reste de leur entourage.

Une série à mettre entre toutes les mains, qui aurait  sa place dans les CDI des établissements scolaires.

A silent voice, Yoshitoki Ōima, Ki-Oon, 2015, 6€60, 2 tomes parus, 7 prévus au total (série terminée au Japon)

Chihayafuru

chihayafuru-t-1Les mangas abordent parfois des sujets tout à fait inattendus. Ici il s’agit du Karuta, un jeu Japonais qui se pratique avec des cartes représentant cent poèmes courts traditionnels. Les deux joueurs s’installent face à face et disposent devant eux les cartes. Un narrateur récite les poèmes et les joueurs doivent rapidement attraper la carte correspondant à la suite du poème.

Le karuta est presque considéré comme un sport, et dans ce manga on suit l’histoire de jeunes qui créent un club de karuta dans leur établissement et qui participent à des tournois.

L’éditeur a eu la bonne idée d’offrir aux lecteurs les cartes en question, à raison de quelques unes par tome. Par contre les couvertures des livres (8 à ce jour) son vraiment affreuses, mais si vous arrivez à passer outre ce détail, le manga vaut vraiment le coup! Vous pouvez même essayer de les regarder en animé (je ne sais pas ce que ça donne).

Chihayafuru, Suetsugu Yuki, Pika, 2013 / 2014 (série en cours), 7€50