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Fans de la vie impossible

fansdelavieimpossible.jpgFans de la vie impossible, c’est l’histoire de l’amitié et de l’amour qui lient trois adolescents, Mira, Sebby et Jeremy. Présenté de cette manière, cela peut paraître peu original, mais leurs états d’âme sont tellement bien décrits qu’on ressent les montagnes Russes de leurs sentiments.

Avec ces personnages on est loin des clichés habituels. Mira n’est pas une jeune fille canon, populaire et juste fan de mode ; Mira essaye d’apprivoiser sa dépression, ne maitrise pas les changements de son corps et se cache derrière ses vêtements excentriques repêchés dans des friperies. Sebby n’est pas un jeune badboy ténébreux et romantique qui se moque des règles et des lois ; Sebby est orphelin, homosexuel et à deux doigts de se retrouver à la rue parce qu’il ne peut pas juste être « normal ». Ces deux-là se rencontrent à l’hôpital psychiatrique et s’accrochent l’un à l’autre pour survivre. Et puis ils rencontrent Jeremy…

La vie impossible : peut-on survivre à cette bouleversante période de l’adolescence ? Pourtant, ils en sont fans.

Fans de la vie impossible, Kate Scelsa, Gallimard jeunesse, 2016, 15 €, à partir de 15 ans

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#Bleue

bleueCela fait déjà quelques temps que j’ai lu ce roman mais le souvenir que j’en garde est encore vif.

Bleue, c’est la couleur de ces petites tâches que certains arborent sur le poignet. Elles sont placées là à chaque fois que l’on se fait oblitérer… Oblitérer ? dans ce monde à peine futuriste, il existe une méthode pour oublier sa douleur sentimentale. Chagrin d’amour ? Décès d’un proche ? Licenciement ? Une petite visite à l’hôpital et tout va mieux. D’ailleurs tout le monde va bien. Très bien. Trop bien.

A travers l’histoire d’un adolescent, qui a été témoin d’un tragique accident et qui a vu sa petite amie disparaitre sous un camion, Florence Hinckel soulève, avec simplicité et tact, une question fondamentale, qui est celle de la souffrance émotionnelle.

Est-elle évitable ? Surtout, est-ce souhaitable de l’éviter ?

Et si souffrir, c’était aussi vivre ; et si nos coups de blues servaient en fait à nous construire ; et si pleurer un disparu, c’était aussi célébrer l’amour que nous avions pour lui ?

Ce livre est à mettre entre les mains de tous les ados. Comme à son habitude Florence Hinckel nous présente les choses sans détour, tout simplement parce qu’elle sait de quoi elle parle.

#Bleue, Florence Hinckel, Syros, 2015, 15€90