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Zita, la fille de l’espace tome 1

zita-fille-de-lespaceZita, la fille de l’espace est une production de Rue de Sèvre, l’éditeur de bandes dessinées de l’Ecole des Loisirs.

Je salue cette super histoire d’aventure, de science fiction, d’amitié… qui met en scène une héroïne très attachante. Et oui j’ai bien dit « une », parce que si au début il y a un petit garçon et une petite fille, c’est elle qui tient le rôle de l’intrépide. Son compagnon va se retrouver aspiré dans une faille spacio-temporelle, et ni une ni deux, elle va s’y engouffrer à sa suite pour le secourir.

Une histoire pleine de rebondissements et de rencontres, à lire pour les filles ET les garçons, dès 7 ans.

Zita, la fille de l’espace, Ben Hatke, Rue de Sèvre, 2013, 11€50 (tome 2 disponible, 2014)

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La sélection

Je n’ai jamais dit que j’allais chroniquer uniquement des choses que j’ai aimées… et certains livres ne nous laissent pas indifférents même s’ils ne nous plaisent pas.

la-selectionVoici donc aujourd’hui une trilogie de romans pour adolescentes qui a pas mal fait parler d’elle.  Je m’adresse donc à celles qui seraient tentées de le lire, ou à celles et ceux qui seraient tentés de le conseiller. Comme ça, vous saurez de quoi il retourne.

La Sélection, se veut dystopique (parce que c’est la mode) mais nous parle en réalité davantage de Bachelor que du Meilleur des mondes !

selection-2Le synopsis est très révélateur : ça se passe donc dans le futur, et les USA sont devenus un genre de royauté. Pour trouver une femme au prince, un grand jeu de téléréalité est organisé, et 35 candidates vont se battre à coups de maquillage, de belles robes, et autres intrigues passionnantes.

Le prince quant à lui évolue comme dans un harem, teste ces demoiselles. Remarquez, il serait idiot de ne pas en profiter !

Les personnages sont inintéressants, l’intrigue plate et attendue, les dialogues nunuches, les rares descriptions ne sont pas très bien écrites. Les renégats qui se soulèvent contre le pouvoir en place servent de caution socio-politique alors que le véritable sujet reste : 35 jeunes filles (et puis de moins en moins, puisqu’on en élimine) qui se battent avec leurs charmes féminins pour conquérir le cœur d’un prince, sous l’œil des caméras bien sûr.

selection3Cette trilogie a bien été écrite au XXI° siècle pour des jeunes filles d’aujourd’hui, et le pire c’est que ça leur plait.

Il n’en reste pas moins que cette lecture  m’aura marquée. La Sélection est lisible, mais surtout, surtout, pas au premier degré, et dans le cadre d’un cours de féminisme ce serait préférable.

 

La Sélection (T1), l’Elite (T2), l’Elue (T3), Kiera Cass, éditions Robert Laffont, 2012 à  2014, 16€90

La pire des princesses

la-pire-des-princessesEt voici aujourd’hui, brandissant fièrement son étendard, « la pire des princesses » ! Il s’agit ni plus ni moins de mon album préféré de l’année 2013. Je l’ai vendu, re-vendu, conseillé, poussé, montré, raconté…

Déjà l’objet est beau, la couverture agréable au toucher, le format carré est grand sans être encombrant. La typographie et les illustrations vraiment modernes et dynamiques.

Mais surtout, le texte, l’histoire, le personnage principal. Presque tout est dans le titre, cette princesse n’est pas normale. Vous avez remarqué, elle chevauche un dragon. Pourtant elle a attendu (en soupirant) le prince charmant comme il se doit ; il l’a enlevée et tout et tout mais en arrivant chez lui, déception, horreur, fureur… il lui destinait de belles robes, des bijoux. Mais elle, ce qu’elle veut, c’est un dragon ! De l’aventure ! Hors de question qu’elle reste cloitrée dans un donjon !

Cette pire des princesses est à adopter par tout le monde, filles, garçons, hommes, femmes, dragons et que sais-je encore. C’est quand même mieux d’avoir au moins 4 ans pour comprendre l’histoire.

La pire des princesses, Anna Kemp et Sara Ogilvie, Milan, 2013