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Tant que nous sommes vivants

Tant que nous sommes vivantsVoici le nouveau roman de Anne-Laure Bondoux, que nous connaissions pour Les larmes de l’assassin, Le destin de Linus Hope, Le temps des miracles, Pépites… Une auteure qui a fait ses preuves et montré qu’elle était à l’aise dans des genres très différents.

Tant que nous sommes vivants se range du côté des inclassables. Merveilleusement bien écrit, des personnages attachants, une ambiance qui n’est pas datée quoique un peu désuète, un environnement social, politique et géographique imprécis parce que ce n’est pas ça l’important.

Pourtant, ce livre nous parle des hommes, de la destinée, de l’amour, du vivre ensemble, à travers la vie de Bo et Hamma, et de leur fille. Quelques éléments surnaturels donnent à ce roman des allures de conte allégorique.

Vous l’aurez compris, il n’est pas facile de décrire Tant que nous sommes vivants, alors, le mieux reste de le lire, croyez-moi ce n’est pas une perte de temps !

A partir de 14 ans (traduire 14 par : 13 ans si mature, 15 sinon)

Tant que nous sommes vivants, Anne-Laure Bondoux, Gallimard, 25 septembre 2014, 17€

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Abélard (intégrale)

Abélard - Intégrale complète

 

abélard2Abélard, c’est l’histoire de ce petit personnage attachant, romantique et naïf. Il a toujours vécu dans son marais, mais décide un jour de le quitter pour partir en Amérique. Parce que là-bas, paraît-il, il existe des machines qui volent, et que sûrement avec ces machines on peut cueillir des bouquets d’étoiles. Or justement, Abélard veut conquérir le cœur d’une demoiselle, et il décide de partir en quête de ces étoiles. Commence alors pour lui un long voyage… connaîtra-t-il une fin heureuse ? Ce n’est pas sûr, mais c’est « quand même peut-être », et cela suffit à faire briller des étoiles dans les yeux de ce petit bonhomme.

« La solitude, c’est l’indépendance qui présente sa note. »

abélard1Une histoire belle et touchante, pas du tout niaise. On pense à plein de choses : « auprès de mon arbre je vivais heureux » et autres quêtes impossibles du bonheur. Abélard rencontre des personnages symboliques, et il écoute patiemment les maximes éclairantes que son chapeau, un brin magique, lui livre chaque jour.

 

A bien y regarder, Abélard pourrait avoir un lien de parenté avec un fameux Petit Prince…

Tous publics.

Abélard (intégrale), Renaud Dillies (dessin), Régis Hautière (scénario), Dargaud, 2013, 24€95

Le merveilleux

lemerveilleuxLe personnage principal de ce livre est un saphir,  qui est en fait un miroir de l’âme humaine. La narration suit le destin des hommes qui l’ont possédé, plus ou moins longtemps, plus ou moins honnêtement. L’écriture est belle et limpide, elle sert à merveille cette histoire aux allures de conte ou de fable philosophique.

Ce roman fait partie de ceux qui m’auront le plus marquée cette année, il est de ceux qui nous construisent, un conte initiatique qui nous parle de l’âme humaine dans sa quête du bonheur ou du pouvoir.

Pour tout le monde à partir de 13 ans, se lit très vite (d’une traite c’est possible, voire souhaitable pour une meilleure expérience car il se referme comme une boucle, liant le premier et le dernier possesseur du saphir) et à voix haute ça marche bien.

Je vous reparlerai très bientôt des éditions des Grandes Personnes, car c’est à cause d’un livre de leur catalogue que j’ai décidé de faire ce blog (mais je ne l’ai pas encore chroniqué… patience !)

Le merveilleux, Jean-François Chabas, éditions des Grandes Personnes, à paraitre fin août 2014, 14€50